mercredi 4 janvier 2017

Nhappy, à qui profite le mouvement

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Le port du cheveu crépu a fait partie intégrante d'une lutte acharné pour l'identité culturelle et la revendication de droits civiques pour les noirs à travers le monde. Ce fut le cas notamment au Kénya dans les 50 où l'Afro est devenu un symbole pour les opposants à l'occupation italienne. Aujourd'hui, eh bien nous nous battons encore! Nous sommes plusieurs à arborer fièrement nos touffes dans la rue, même si pour certaines, comme moi d'ailleurs, c'est surtout parce que les cheveux sont en meilleurs santé et les coiffures très jolies. 

Mais parlons de toutes celles qui ne cessent de tenir de grands discours sur l'acceptation de soi, la valorisation des richesses de l'Afrique, de la culture, de la beauté noire. Nous connaissons toutes cette "Nhappy girl" qui a travers ses cheveux pense militer ardemment pour la préservation de son patrimoine et ne supporte plus ses consœurs aux cheveux défrisés. 

Je suis d'accord,  porter les cheveux crépus, ça fait forcément effet, ça veut forcément dire quelque chose. Mais de là à dire qu'en 2017 cela suffit à valoriser nos richesses comme certaines l'affirment je suis désolée! 

En 2017 on ne peut plus dire que le mouvement "Nhappy" profite aux noirs et à nos richesses. Il n'y a qu'à regarder toutes ces grandes marques occidentales qui se partagent le marché, Certes, c'est bien une première victoire d'être reconnu dans le monde de la cosmétique, de ne plus avoir à autant galérer pour trouver les bons produits pour ses cheveux, la bonne teinte pour le fond de teint. Mais il y a de cela à peine 6 ans, quand on voulait arrêter le défrisage, on n'avait besoin que d'un peu d'eau et de l'huile pour hydrater. Quelques entrepreneurs africains mais aussi antillais avaient saisi le besoin et proposaient des produits enrichis en actifs bien de chez nous. Aujourd'hui on carbure à du L'Oréal, on s'achète tout ce dont on n'a pas forcément besoin et l'aspect économique du retour au naturel a complètement disparu! On ne nous vend certes plus le défrisant, mais on a droit à tous les nouveaux gadgets et produits. 




Je n'ai rien contre la floraison de cosmétiques faits par des industriels occidentaux mais si on parle de valorisation de richesses africaines, j'aimerais voir l'Afrique mise à l'honneur. J'aimerais que nous soyons enfin leaders dans l'exploitation de nos propres ressources, j'aimerais qu'on revienne aux origines réelles du combat. Pour moi, ça ne suffit plus de dire je suis "Nhappy" je milite pour mon identité culturelle alors qu'on cède clairement aux lois du Marketing. Dans ce cas précis, on nous laisse juste croire qu'on est aux commandes alors que la vérité est toute autre. Dans les magazines beauté, le cheveu crépu est décrit comme la nouvelle tendance à suivre alors que c'est censé être plus fort que ça.
Même si les choses sont entrain de changer et que beaucoup d'africains choisissent maintenant de consommer local, le chemin est encore long à parcourir.

J'invite toutes celles qui ont choisi de retourner au naturel pour se joindre au combat et faire la différence à se poser les bonnes questions. Et même si votre opinion diffère de la mienne, le plus important est d'agir conformément à ses valeurs et bien s'assurer de ne pas se faire manipuler.

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