vendredi 6 mars 2015

L'alopécie androgénétique masculine : Remèdes naturels


Voilà un sujet  moins féminin que ceux que je poste habituellement dans cette rubrique, mais qui j'espère sera tout de même utile à certains.


L’alopécie androgénétique touche environ 20% des femmes, mais ici nous nous intéresserons plutôt aux cas masculins. 70% des hommes  en souffrent, et la pathologie apparaît en général vers la trentaine mais peut tout aussi bien manifester dès la fin de l’adolescence. Elle se caractérise par une chute de cheveux progressive laissant apparaitre le plus souvent un front, des tempes ou le sommet du crâne dégarni. Il est certain que les gènes sont  la cause principale de ce phénomène, mais le mécanisme biochimique induisant l’alopécie androgénétique n’est pas entièrement connu même si plusieurs hypothèses ont été avancées. L'une de ces hypothèses met en cause la dihydrotestostérone (DHT), une hormone androgène dérivée de la testostérone. Pour mieux comprendre le mécanisme avancé par les scientifiques, il est nécessaire de rappeler quelques bases.
 
 
1.       La genèse du cheveu :
 
C’est lors du développement embryonnaire que l’on observe la différenciation des cellules souches qui produiront les structures nécessaires à l’apparition du cheveu qui prend racine au sein du follicule pileux. Celui-ci étant l’invagination de l’épiderme dans le derme.
 
La papille dermique (sur le schéma, papille tout court) est vascularisée et a donc pour rôle de conduire les nutriments contenus dans le sang vers le bulbe. Celui-ci génère alors de nouvelles cellules, qui par kératinisation (processus par lequel des cellules se remplissent de protéines fibreuses et meurent) perdent leur noyau. Cette croissance induit l’émergence du cheveu hors de la peau.
A ce stade, la pousse du cheveu s’effectue en trois phases :
 
Ø  La phase anagène : c’est la phase de croissance à proprement dite qui peut durer jusqu’à 5 ans.
 
Ø  La phase catagène : Durant quelques semaines en moyenne, le cheveu entre dans une phase de repos pendant laquelle il ne pousse plus.
 
Ø  La phase télogène : A la fin de cette phase, le cheveu tombe et est remplacé par un autre en phase anagène. Le cycle pilaire reprend.
 
 
2.       Rôle supposé de la DHT dans l’alopécie androgénétique :
 
Cette hormone résultant de la réduction de la testostérone via l’enzyme 5-alpha-réductase, est impliquée dans l’apparition des caractères sexuels secondaires et le maintien des activités des organes sexuels mâles. En atteignant la papille dermique par la circulation sanguine, elle serait capable d’abaisser la capacité d’absorption des nutriments essentiels à la différenciation des cellules générées par le bulbe. Leur activité serait en quelque sorte inhibée, le follicule pileux voit sa phase anagène considérablement ralentie, au profit des phases catagène et télogène. Le cheveu devient de mauvaise qualité, fin et fragile, il chute. Le terme miniaturisation désigne le rétrécissement graduel du follicule pileux, qui ne donnera plus que des cheveux microscopique. Un crâne chauve n’est donc pas spécialement un crâne dépourvu de tout cheveu, mais bien un crâne dont les cheveux sont si petits et fins qu’ils ne peuvent être perçus.
 
 
3.       Autres hypothèses expliquant l’alopécie androgénétique :
 
La testostérone n’est pas la seule hormone capable de se convertir en DHT. L’épitestostérone, son analogue servirait aussi de substrat à la 5-alpha-réductase et pourrait jouer un rôle non négligeable dans le mécanisme de chute des cheveux.
 
Des études récentes menées par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie démontrent que les tissus du crâne d’un individu atteint d’alopécie androgénétique présentent un taux élevé d’un certain type de prostaglandines (dérivés des acides gras). Cette découverte reste néanmoins déconcertante dans le monde scientifique car il avait déjà été démontré qu’une autre classe de prostaglandines favorisait la pousse du cheveu.
 
 
4.       Les traitements de l’alopécie androgénétique :
 
Les traitements usuels de la pathologie consistent en une inhibition de l’activité de la 5-alpha-réductase, empêchant ainsi la formation de la DHT. Seulement rappelons-nous, la DHT est impliquée dans d’autres mécanismes chez l’homme, en particulier le maintien de l’activité des organes sexuels. De ce fait, il n’est pas étonnant que certains traitements, en bloquant sa production, engendrent des effets secondaires potentiels comme des troubles de l’érection et des risques de cancer.
 
Il existe bien des alternatives naturelles dont on ne connait encore aucun effet secondaire, au même titre que leur mécanisme d’action. On sait juste qu’il pourrait inhiber la production de la 5-alpha-réductase.
 
Ø  Le palmier nain : vendu sous forme de gélules, il est considéré comme le traitement le plus efficace. Il est même intégré dans certains produits pharmaceutiques.
 
Ø  Le pygeum ou prunier d’Afrique : Il est conseillé de l’utiliser en synergie avec l’ortie.
 
Ø  Des compléments comme le zinc, l’huile de graine de courge ou le pantol peuvent également être administrés.
 
Ces produits sont ceux redondants dans la littérature. Je ne les ai bien sûr jamais testés mais j’ai pu lire quelques témoignages encourageants et aussi d’autres moins positifs. D’après mon expérience sur les méthodes naturelles, je dirais qu’il faut toujours s’armer de patience car notre organisme est naturellement lent à se métaboliser. Il est conseillé de suivre ces traitements anti-alopécie androgénétique pendant une durée minimale de 3 mois avant d’être en mesure de juger de leur efficacité. Je conseillerais aussi à ceux qui voudraient essayer de prendre des photos avant/après. Souvent, il n’y a que comme ça que l’on peut se douter de la pousse de nos  cheveux.
 
 
Sources :
 
 
 
 
 
 

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